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 Description de la série par dvdrama

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kookie
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MessageSujet: Description de la série par dvdrama   Sam 10 Nov - 23:12

Je suis tombée sur le site de dvdrama et j'y ai trouvé une très longue description et analyse de la série avec photos à l'appui très bien réalisée : 11 pages rien que pour House, ce n'est pas mal non ?


c'est par ici Arrow Dossier série : Dr House

Un extrait :

Citation :
En raison de leur potentiel hautement évocateur, chacun ayant un jour ou l’autre des problèmes de santé, les séries médicales ont toujours eu un fort impact sur le public. De Chicago Hope à Urgences, de Dr Doogie à Scrubs, presque chaque série du genre a connu son heure de gloire. Se focalisant sur la vie de ses docteurs ainsi que sur les cas, souvent extraordinaires dans leurs circonstances, des patients admis, le genre est à la fois universel et intemporel. Mais alors que ces données sont bien implantées dans l’inconscient collectif, voici que le scénariste David Shore et le producteur et réalisateur Bryan Singer décident de changer la donne en proposant un angle nouveau à ce genre pourtant bien codifié : ils décident en effet de traiter les cas médicaux comme autant d’enquêtes à résoudre. Et accompagnant ce thème, quelle meilleure ligne directrice qu’un enquêteur hors pair ? Dr [H]ouse était né. Plongez avec nous dans l’univers du plus fin limier que l’univers hospitalier ait connu !



Analyse :

Aujourd’hui succès planétaire maintes fois récompensé à toute les manifestations se préoccupant un tant soit peu de l’univers des séries télé, Dr [H]ouse n’aurait sans doute jamais vu le jour si son créateur David Shore n’avait un jour jeté les yeux sur les travaux du célèbre journaliste et écrivain Berton Roueché. Passionné par la médecine, l’auteur édite en 1988 un livre intitulé The Medical detectives, une compilation de 25 articles parus alors qu’il était journaliste au journal The New Yorker. Touchant une période s’étalant de la fin des années 40 au milieu des années 80, ceux-ci narrent la découverte de cas médicaux supposés insolvables, et de leur résolution savante par une succession de déductions et d’analyses. C’est de ce terreau fertile que naît en 2004 le personnage de Gregory House, le Sherlock Holmes des hôpitaux.



La comparaison n’est d’ailleurs pas fortuite. Si l’on passe sur la vague analogie de prononciation des deux noms, de nombreuses similitudes rassemblent les deux hommes. D’une part leur origine britannique. Car même si House ne l’est pas ouvertement, difficile de passer à côté des origines de son interprète, Hugh Laurie étant né à Oxford, avant de faire ses armes dans sa célèbre université, ainsi que de la capacité qu’ont les deux personnages à juger au plus juste leurs clients/patients d’un simple regard. De plus, alors que certaines intrigues de la première saison font ouvertement références aux travaux de Berton Roueché (les scénarios des épisodes 5, 6, 8 et 13 se basant sur certains chapitres du livre suscité), impossible également de ne pas tressaillir à l’évocation du numéro de l’appartement du docteur (221B, identique au numéro de l’appartement de Holmes situé à Baker street), alors qu’un personnage tirant sur le docteur porte le nom de Moriarty (le nemesis de Holmes) ou encore que la première patiente se nomme Rebecca Adler (alors qu’un des personnage féminin les plus connu de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle est la Irène Adler du Scandale en bohème).

Gregory House est ainsi défini comme un médecin et diagnosticien hors pair. Il opère à plus d’un titre à l’hôpital fictionnel de Princeton-Plainsboro, en référence au véritable hôpital du campus de l’université de Princeton dans le New Jersey où ont d’ailleurs été tournés les plans d’extérieurs de la série. Mais en plus d’être un génie du diagnostique, ce qui fait le sel de House est son attitude. Souvent désagréable, parfois odieux, House possède ainsi un véritable caractère de cochon, et ne considère ses patients que comme des cas médicaux papiers à résoudre. Une attitude qui pourrait rapidement rendre le personnage antipathique si celui-ci n’était pas si bien écrit. En effet, House est un des personnages les mieux écrits jamais apparus sur les écrans. Tantôt inébranlable, il base son attitude sur une simple phrase qui en dira long : « Tout le monde ment ». Un leitmotiv qui lui sert à se distancier de ses patients et du reste du monde afin de résoudre au mieux ses « enquêtes » sans être perturbé par le facteur humain. Car là où certains médecins voient leur job comme un moyen de payer leur loyer ou de s’offrir un yacht, House, lui, le voit comme une profession de foi. Profondément désabusé, il préfère ainsi baser ses diagnostiques sur les fait et les symptômes (« qui eux, ne mentent jamais ») plutôt que sur une humanité en qui il n’a que peu confiance.



Un jugement rude mais qui s’avèrera pourtant souvent lucide, les intrigues se résolvant souvent grâce à la découverte d’un « immonde » secret du patient ou d’un de ses proches. Un homme apprendra ainsi que sa femme le trompe et qu’elle lui aura de ce fait refilé une maladie innommable à laquelle il est hyper sensible alors qu’une autre aura tenté de l’assassiner à petit feu par l’ingestion d’une combinaison de produits supposés indétectables. Tout un spectre de secrets couverts par le devoir d’apparence sociale des patients, et qui va permettre à la série de générer une masse incroyable de cas médicaux à s’arracher les cheveux, de l’homosexualité à l’abus de drogues, l’inceste ou les grossesses cachées. Evidement, Dr [H]ouse ne se limite pas à ces secrets et nombre d’épisodes utilisent aussi des cas médicaux neurologiques ou vasculaires qui justifient la présence importante des acolytes du docteur.

House est ainsi secondé par trois jeunes docteurs, assistants chevronnés aux spécialisations complémentaires. On retrouve ainsi Forman, carriériste intègre et spécialisé en neurologie, Cameron, préoccupée par le bien-être de ses patients et immunologue, et enfin Chase, beau gosse à tendance lèche botte cardiologue et calé en soins intensifs. Tous trois aident House en qualité de diagnosticiens et voient leur position auprès de House comme le meilleur moyen d’apprendre intensément auprès d’un docteur réputé dans le monde entier. Souffrant de l’irascibilité, ils jugeront cependant tous les trois que le jeu en vaut la chandelle et aideront le docteur à jouer au ping pong mental avec leurs opinions et suggestions en contrant ses idées et en le poussant parfois dans ses derniers retranchements alors qu’un cas particulièrement difficile à résoudre se présentera. Et avec de telles spécialisations, ils assurent à eux trois la couverture de la majorité des symptômes et maladies existantes, permettant à House un diagnostic différentiel dont il n’arrivera jamais à se passer.



Comme toute série médicale, et comme l’excuse son pitch innovant, Dr [H]ouse n’évite pas de tomber dans le sensationnaliste grâce à une structure certes classique mais diablement efficace. Chaque épisode débute ainsi par une petite scénette où l’on découvrira le patient et ses premiers symptômes. Une séquence rapidement devenue un jeu pour le spectateur, alors que la victime n’est pas toujours le personnage mis en scène en premier lieu. Un parfait moyen de mettre d’emblée l’audience en situation de recherche et d’investigation. Après le générique, on retrouve immédiatement House et son équipe délivrer la liste des symptômes et partir en chasse pour résoudre le cas tordu de la semaine. Et c’est ici qu’entre en scène la fameuse méthode House.

Et autant le dire tout de suite, le docteur ne s’attarde pas sur la bienséance et les apparences : il va droit au but et teste, fouille, creuse, et ce souvent au mépris de la santé immédiate du patient. Seul compte pour lui la résolution du mal et donc de l’énigme en cours. Et pour cela il se base sur les symptômes seuls, faits scientifiques inaltérables ne pouvant au pire qu’être mal diagnostiqués. C’est d’ailleurs ce qui arrivera souvent, les patients frôlant généralement l’arrêt respiratoire ou cardiaque avant que la solution ne soit trouvée à leur mal. Un suspense savamment étudié et qui, malgré un pitch qui dépeint le protagoniste principal de la série comme un génie infaillible, maintient en permanence le doute sur les réelles capacités d’un médecin opérant sans filet. La science n’est en effet pour le moment pas une science capable à tous les coups de sauver le monde, et certains cas étant d’autant plus limités dans le temps par la sévérité des réactions, la série voit son lot de décès, souvent déchirants.



Car une des autres forces du show, c’est bien ce fort quotient émotionnel, coutumier des série médicales, mais ici magnifiquement employé. Tant les morts que les rémissions subites provoquent généralement l’activation des glandes lacrymales des spectateurs. Une sensibilité encore une fois impossible si le protagoniste principal était dépeint comme une machine à guérir vide de toute humanité. C’est ici qu’entrent en jeu deux autres protagonistes principaux de la série, sans doute les plus importants après House lui-même. On rencontre ainsi rapidement Lisa Cuddy, spécialiste en endocrinologie et administratrice de l’hôpital, à qui House est censé rendre des comptes, bien que ce soit finalement elle qui lui court après pour lui en demander. Consciente des capacités de son protégé qu’elle défendra souvent au risque de sa propre place, elle ne rechignera pourtant jamais à lui demander des comptes, la responsabilité des actions du génie se répercutant directement sur la stabilité financière de l’établissement. Elle gèrera ainsi certaines de ses décisions et n’oubliera pas de lui rappeler que l’hôpital n’est pas seulement son petit terrain de jeu personnel, lui imposant d’ailleurs des heures de service général dans la clinique de l’établissement que celui-ci n’acceptera qu’en traînant les pieds ou soumis à un odieux chantage, une corvée amusante pour le spectateur au vu du talent de l’énergumène qui résout ces petites histoires en un clin d’œil.



Entre la directrice et ses assistants House déprimerait bien vite s’il n’avait à ses côtés un autre personnage, son meilleur ami Wilson, qui lui sert à la fois de confident et de Dr Watson, réussissant souvent à convaincre les patients du docteur de subir une opération risquée quand il en perçoit le bien-fondé. De confession juive à l’image de Lisa Cuddy, Wilson apporte au personnage de House, athée convaincu et désabusé en puissance, le contraste dont celui-ci a besoin quand il semble aux yeux du public ne se soucier de personne. C’est grâce à lui que l’audience entre parfois dans son jardin secret, perçoit alors son humanité et son dégoût pour les apparences, celles-ci entravant, comme l’obédience à un quelconque dieu injuste, la liberté des hommes et leur capacité à être heureux. C’est grâce à Wilson que House gagne en densité visible et se révèle finalement comme un gros nounours, terrifié par son asociabilité et sa capacité à s’accrocher avec la dernière énergie aux patients dont il se sentira proche.

Une vulnérabilité magnifiée également par un passé commun que partage également Cuddy, et qui voit le caractère bougon de House excusé par un fait de taille : une douleur permanente du docteur liée à une nécrose apparue il y a quelques année dans la jambe droite de celui-ci, et qui va rapidement le rendre accro à la vicodine, un narcotique opiacé américain hautement addictif disponible uniquement sous prescriptions, et dont l’obtention va lui apporter bien des misères alors qu’un policier viendra fouiller dans ses pratiques et le forcer à décrocher. Un élément de plus rendant le personnage d’autant plus humain alors que sa souffrance apparaîtra et son déni de s’ouvrir à l’autre va devoir voler en éclats.

Voilà je m'arrête là sinon je risque de tout mettre Wink
La suite est tout aussi interessante Wink
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